Électrification des usages : pourquoi 2026 marque un tournant pour les foyers français

Par Nadia, experte en efficacité énergétique - 6 minutes de lecture
Le 15 juin 2026, modifié le 21 juillet 2026

En résumé

  • L'électrification des usages va augmenter la demande en électricité des ménages
  • Les aides financières évoluent
  • Produire et piloter sa propre électricité devient un levier pour maîtriser sa facture en électricité
  • Le photovoltaïque s'impose comme une réponse aux nouveaux usages électriques

Introduction

Se chauffer, cuisiner, laver, recharger son véhicule : en 2026, l’électricité est de plus en plus présente dans notre quotidien. Avec son plan d’électrification des usages, le gouvernement accélère également sur ce sujet. De nombreuses mesures visent désormais à promouvoir toujours plus les solutions électriques pour éliminer petit à petit notre dépendance aux énergies fossiles.

Décryptons ensemble ce que cela signifie pour vous, l’impact direct sur votre porte-monnaie.

L’électrification en France en 2026 pour le gouvernement

Faisons tout d’abord un état des lieux des mesures annoncées cette année :

1) 13 février 2026 : le gouvernement a publié la nouvelle édition de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) qui présente la politique énergétique de la France pour répondre aux enjeux de consommation et de production d’énergie sur la période 2026-2035 (1)

Les objectifs de cette édition sont :

  • lutter contre le changement climatique
  • garantir la sécurité d’approvisionnement
  • assurer des prix compétitifs abordables

Concernant la production d’énergie pour sortir des énergies fossiles, l’une des solutions mise en avant est d’accroitre les énergies renouvelables, dont le photovoltaïque, avec pour ambition de multiplier par 3 la puissance installée à l'horizon 2035. Le photovoltaïque fait partie des priorités de l’État.

2) 24 avril 2026 : le gouvernement a publié un plan d’électrification des usages

Dans la continuité du PPE 3 présenté précédemment, le gouvernement a publié le 24 avril dernier un plan d’électrification des usages précisant les orientations de la politique énergétique française pour la période 2026-2035.

Ce plan met en évidence 22 mesures pour les secteurs les plus dépendants des énergies fossiles identifiés : les transports, le bâtiment, l’industrie et l’artisanat.

Alors que les énergies fossiles représentent encore 58 % de la consommation finale d’énergie, la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) fixe l’objectif de ramener cette part à 40 % d’ici 2030.

(1) - source economies.gouv

Les grandes tendances 2026 qui changent la donne pour les ménages Français

Pour mieux saisir les transformations en cours, nous allons vous détailler les mesures qui vous concernent directement, disponibles en détail ici

Tendance n°1 : le chauffage bascule vers l’électrique

Mesure 1 : lancer 100 territoires d’électrification

  • L’accompagnement ciblé des ménages pour la sortie du fioul
  • La planification de la sortie accélérée du gaz en incluant un accompagnement financier des ménages

Mesure 4 : électrifier les modes de chauffage

Pour relancer l’installation des pompes à chaleur (PAC), l’État souhaite mettre en place une offre commerciale sécurisante qui intégrera l’installation, la maintenance et le financement de la PAC pour les ménages modestes disposant d’un chauffage carboné.

Depuis le 18 juillet 2026, la TVA sur certaines pompes à chaleur air/air passe de 20 % à 5,5 %, sous réserve de respecter les critères d'éligibilité.

Mesure 5 : fin du gaz dans la construction neuve

À compter de 2030, aucun bâtiment neuf ne consommera de gaz.

Mesure 6 : flécher les aides à la rénovation vers l’électrification

Les rénovations d’ampleur aidées par MaPrimeRenov’ pour les maisons individuelles ne pourront plus conduire à conserver un chauffage au gaz à l’issue des travaux à compter du 1er septembre 2026.

Mesure 8 : limiter les nouveaux raccordements au gaz pour les bâtiments

À partir du 1er janvier 2027, un décret stipulera que les bâtiments demandant un raccordement au réseau de gaz en supportent le coût.

En clair, le chauffage au gaz et au fioul est progressivement poussé vers la sortie au profit de solutions électriques, en particulier la pompe à chaleur. Entre nouvelles aides, restrictions réglementaires et évolution des coûts de raccordement, l’État envoie un signal clair : le chauffage de demain sera majoritairement électrique.

Tendance n°2 : la voiture électrique devient incontournable

Mesure 9 : 50 000 nouveaux véhicules électriques en location sociale (leasing)

Mesure 14 : planifier le déploiement des bornes de recharge sur le réseau routier national

Même si vous décidez d’attendre pour changer votre véhicule thermique, vous observez ici une position claire de la part du gouvernement pour vous imposer les solutions électriques.

Des mesures pour électrifier les secteurs de l’industrie, l’artisanat et l’agriculture qui sont très consommateurs d’énergies fossiles, sont également fixées.

Comment l’état accompagne les ménages dans l’électrification de leurs usages ?

Même si ce sujet de l’électrification des usages est d’actualité aujourd’hui, lÉtat s’y intéresse depuis de nombreuses années avec la mise en place de différentes aides visant à accompagner les ménages dans cette dynamique :

  • Des aides pour l’accès aux voitures électriques, pour les particuliers comme pour les professionnels
  • Des aides pour sortir du gaz avec des primes pour changer sa chaudière gaz ou installer une pompe à chaleur.

Par exemple, pour remplacer sa chaudière à gaz avec une pompe à chaleuron peut retrouver les aides suivantes : la prime énergie d’EDF, le programme MaPrimeRénov, la TVA au taux réduit à 10 % / 5,5% sous conditions, un éco-prêt à taux zéro accordé sans condition de ressources et des aides locales proposées par certaines collectivités.

Le revers de la médaille pour les particuliers

Si le gouvernement vous impose l’électrification des équipements domestiques, cette transition entraînera mécaniquement une hausse de la consommation d’électricité.

« En 2026, la France dispose d’une électricité à 95% décarbonée, accessible à un prix parmi les plus compétitifs d’Europe » (source economies.gouv).

Au quotidien, ce n’est probablement pas ce que vous imaginiez en regardant le chiffre en bas à droite de votre facture d’électricité…

Avec de très fortes variabilités du coût de l’électricité ces dernières années, des incertitudes sur le plan énergétique compte tenu des conflits mondiaux, vous constatez directement une baisse de votre pouvoir d’achat au fil du temps.

Au 1er Août 2026, une augmentation de 2,5% est annoncé sur les tarifs réglementés de l'électricité.

Face à l’électrification des usages : le photovoltaïque comme solution concrète pour diminuer ses factures d’électricité

L’enjeu est important : trouver des solutions pour éviter de payer plus en consommant davantage. Pour cela, il est nécessaire de privilégier l’autoconsommation pour réduire votre dépendance au réseau. C’est-à-dire l’utilisation pour votre propre production d’énergie produite grâce aux panneaux photovoltaïques sur votre toit, transformée en électricité.

Le pilotage de la consommation électrique

Une installation photovoltaïque associée à un gestionnaire d’énergie, est la solution aujourd’hui rentable et sécurisée, pour piloter sans difficulté votre énergie solaire, et donc votre consommation électrique.

Simuler mon projet photovoltaique
application pilotage consommation électrique

Où en sont les aides en 2026 pour le photovoltaïque ?

Si l’État prône l’usage des énergies renouvelables pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles, les aides sur le photovoltaïque quant à elles diminuent pour les particuliers :

  • Le décret du 1er Juin 2026 définit le nouveau tarif de rachat de surplus d’électricité à 0,011 €/kWh (1,1 centime) pour les projets solaires résidentiels, précédemment 4cts /kWh, contre 13,01 en mai 2024
  • Suppression de la prime à l’autoconsommation en juin 2026
  • Fin du bouclier tarifaire en février 2025 pour l’électricité

Malgré ces évolutions pour les ménages en France, plusieurs facteurs jouent aujourd’hui en faveur du solaire résidentiel :

  • la variabilité du coût de l’électricité,
  • la baisse du prix des installations photovoltaïques,
  • la durée de vie des équipements.

En moyenne, la rentabilité d’un projet solaire résidentiel se situe généralement entre 8 et 12 ans, tandis que les panneaux photovoltaïques peuvent fonctionner plus de 25 ans.

L’électrification des usages n’est plus une simple projection, mais une transformation déjà en marche. Chauffage, mobilité, production d’eau chaude, équipements du quotidien : les Français sont progressivement invités à transférer une part croissante de leurs besoins énergétiques vers l’électricité. Si cette transition soulève des questions légitimes autour du coût, des infrastructures ou de l’accessibilité pour tous, elle ouvre aussi la voie à de nouvelles opportunités pour mieux maîtriser sa consommation. Dans ce contexte, des solutions comme le photovoltaïque et le pilotage de la consommation électrique prennent une place prépondérante pour accompagner cette évolution.

Autoconsommation et usages